3 août 2012

À ce que je sache, tous les athlètes qui se lancent dans une compétition le font avec le cœur, les reins, le foie, le cerveau…, bref, avec tout le corps, le mental et l’entraînement appropriés. Plus encore, quand il s’agit de se présenter et représenter son pays aux Jeux Olympiques. Je ne sais pas si je suis la seule mais je dois faire abstraction ou couper le son de la télévision pour ne plus prêter attention et perdre patience face au défilé de conneries que nous apporte le sport, et qui ressemble à une sorte d’école pour les commentateurs sportifs de ma planète, qui ressemblent plus à des commissaires politiques quand il s’agit de commenter une compétition. Mais si aucun Cubain ne concours, avec le cœur sur la main, disposé à escalader l’Everest sans équipement, à marcher pieds-nus sur du brasier ardent, ou un frère Vénézuélien, ou un frère Bolivien. Par chance, après la chute du bloque soviétique, s’est considérablement, réduit le lien de parenté de notre arbre original politico-généalogique.
De même, se produit continuellement sur notre écran l’apparition du gagnant avec une médaille en or, et nos chers commentateurs parlent de ce qui s’est passé il y a vingt ans, quand un Cubain X a gagné cette médaille, et cela bien sûr, n’apporte rien du tout à ce qui se passe aujourd’hui. Ceci saute particulièrement aux yeux lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux, parce qu’ils ne pouvaient pas et ne voulaient pas décrire le spectacle scénique ou parler des personnalités que les caméras filmaient pendant un laps de temps. Ils n’ont rien apporté comme informations, et ce néant s’applique aussi à la description des athlètes les plus talentueux, contrairement à ce temps passé où les pays communistes disparus remportaient toutes les médailles.
Éthiquement et professionnellement pauvres, ils en viennent à insinuer, et même affirmer, quand un Cuba perd ou que la couleur de la médaille est décevante, que c’est de la faute des juges qui conspirent contre nos athlètes. De même, s’il s’agit d’être en concurrence avec un sportif britannique, ils insinuent qu’il est favorisé puisqu’il est dans son pays. Cela suffit pour que nous refusions de suivre ce type de compétitions, à cause du caractère politique qui leur est collé à la peau. Des fois, et je n’ai pas honte de l’avouer, je préfèrent même voir nos athlètes perdre pour m’économiser toute ce triomphalisme et ce chauvinisme qui va avec la victoire, et qui peut durer des jours.
Mais il y a quand même quelque chose de triste là-dedans : nos athlètes, au fur et à mesure, sont montés tout de suite après dans cet avion, cœur sur la main, qui les conduira jusqu’à la mère-patrie. Ils ne pourront jamais se permettre d’assister aux festivités de la clôture des Jeux, et partager des choses avec les autres délégations.
Traduit par : Aïda







